equidia life dressage Dressage – CDI 3* Nice : Nicole Favereau : « En famille »

Nicole
Créé le 17 février 2017

Présente ce weekend au Dressage International 3* de Nice avec sa jument Ginsengue, la Française Nicole Favereau souhaite bien mettre en pratique le travail réalisé cet hiver.

Le concours International de Nice est l’occasion pour la cavalière française de mettre fin à la trêve hivernale. Elle s’élancera dans le Grand Prix 3* accompagnée de sa fidèle Ginsengue. Déjà sur place et en famille, elle nous fait part de ses ressentis sur la saison à venir.

Ce weekend vous concourrez à Nice dans le Grand Prix, dans quel état d’esprit abordez vous ce concours ?

C’est le premier concours de la saison, c’est l’occasion de voir les fruits du travail de l’hiver. On avait fait le concours de Madrid fin novembre et en décembre mais en janvier nous ne sommes pas sortis. On en a profité pour travailler, notamment avec le Portugais Carlos Pinto (cavalier réputé de dressage) qui a pu venir tous les mois nous faire travailler. Le but est de bien commencer la saison et de voir les progrès réalisés cet hiver en stage.

Pouvez-vous nous parler un peu de votre jument Ginsengue et de vos autres chevaux ?

Elle est en forme, elle commence à prendre de la maturité. Elle prend onze ans, l’année dernière elle était un peu jeunette dans le circuit. Elle reste une jeune jument de Grand Prix. Elle prend de la force et de la sérénité dans certains mouvements. Je suis assez confiante pour l’avenir.

Il y’a Rélamido, un pur race espagnol de neuf ans qui va donc démarrer en Médium Tour cette année. Et un demi frère de Ginsengue de sept ans qui est assez prometteur.

L’année dernière vous avez été très performante sur le circuit Grand National FFE (2ème en 2015 et 1ère en 2016) en équipe avec votre fille Marine Subileau. Comment est-ce de faire équipe avec sa fille au quotidien ?

C’est super de s’entrainer avec sa fille ! On travaille ensemble tous les matins, on se regarde, c’est pratique d’avoir son coéquipier avec soi. On monte tout le temps ensemble, on a des chevaux différents mais nous nous les échangeons de temps en temps. Ce sont les meilleures conditions. Quand on est pas sûr de quelque chose, une regarde et donne des conseils pendant que l’autre fait. C’est vraiment super à tout point de vue. Il n’y a pas de compétition entre nous, juste de l’entraide. Quand il y en a une qui réussit et même si l’autre n’a pas forcément brillé ce jour la, on est quand même contentes. Ca reste dans la famille. On se retrouve en famille au camion, c’est familial. On fait vraiment ça en famille.

Allez vous repartir dans le Grand National FFE cette année ? Accompagnée toujours de votre fille ?

Oui bien sûr, c’est un circuit qui est très intéressant pour nous. Il permet de nous financer une bonne partie de la saison. Les dotations sont très généreuses. Et oui bien sûr toujours avec ma fille, Marine.

Beaucoup d’investissements et d’efforts de votre part ont été réalisés en vue d’une sélection aux Jeux Olympiques de Rio. Malheureusement ça n’a pas été le cas. Repartir après cette déception a-t-il été difficile ?

Ca n’a pas vraiment été une déception. Je ne m’étais jamais vraiment mise dans ce challenge. Le staff de l’équipe de France comptait sur la jument mais à aucun moment j’ai voulu griller les cartouches pour faire ça. Evidemment ça a toujours un grand intérêt de faire les Jeux Olympiques mais ma jument était vraiment jeune. J’avais démarré le Grand Prix l’année d’avant en milieu de saison et donc quand on vous dit que vous allez peut-être aller au Jeux Olympiques, vous n’y croyez pas. C’est pas comme quelqu’un qui se prépare depuis longtemps, avec un cheval qui est prêt. Ma jument était verte, elle démarrait tout juste et je ne me voyais pas être obligée de la surentrainer. Je m’étais dit que nous verrions bien et que si elle n’était pas prête ce serait pour la prochaine fois. Elle est encore assez jeune pour pouvoir prétendre à d’autres belles échéances. Donc je n’ai pas du tout été déçue, j’ai même été soulagée. Ni déçue de ne pas faire partie de l’équipe, ni de ne pas y aller comme remplaçante.

Quelles seront les échéances à venir ? Un nouvel objectif ?

Mon objectif est de faire une belle moyenne, j’aimerais bien avoir plus de 72 ! Si tout va bien et qu’elle arrive à 72%, je pourrai peut-être envisager une belle échéance. Ca ne sert à rien de penser à une échéance si la moyenne n’est pas bonne. J’ai fini la saison avec 70 à Saint Lo, et également en technique sur la reprise en musique de Saumur à l’International. Si je pouvais au moins être toujours à 70, et de temps en temps à 72 c’est ce que j’aimerais. C’est ça mon objectif.

Ce weekend nous sommes à Nice pour l’international, ensuite nous irons à Valence début mars et après on attaquera le Grand National au Mans. »

 

Site internet du concours de Nice => ICI

Crédit Photo : Facebook // FFE/PSV