equidia life complet Grand National-Karim Laghouag: « J’aimerais bien rafler la mise »

Créé le 15 mars 2017

C’est au tour du Concours Complet de lancer la 10ème édition du Grand National FFE et comme pour le Saut d’obstacles, cette saison démarre très fort avec 58 couples attendus dans la Pro Elite de Saumur. Le champion Olympique, Karim Florent Laghouag, sera évidemment de la partie pour cette nouvelle saison.

C’est d’une voix joviale que le cavalier Champion Olympique, Karim Florent Laghouag, a accepté de nous parler de ses objectifs concernant le circuit du Grand National et pour l’avenir. Pour cette 10ème édition du Grand National FFE de Concours Complet, Karim Florent Laghouag fera toujours partie de l’Ecurie Antarès – Horsealot.com accompagné de Gwendolen Fer et de Julie Simonet, leur nouvelle coéquipière. Echange avec un cavalier passionné.

Comment abordez vous cette première étape du Grand National FFE à Saumur ?

« Et bien j’ai peur (rires) ! Quelque part la bonne nouvelle est que je vais être présenté comme Champion Olympique, la plus grande différence est la. Pour moi c’est que du bonus et arriver pour faire la première compétition de cette année dans ce registre la, ça fait du bien. Il n’y a aucun désavantage la dedans, bien évidemment.

Dans quel état d’esprit courrez vous ce circuit Grand National ? 

Le Grand National dans son ensemble est une fin en soi, ensuite c’est une chronologie pour atteindre les championnats d’Europe en Pologne. Mais bien évidemment j’ai des partenaires, chaque épreuve est importante, je n’ai encore jamais gagné, ni d’étapes, ni dans l’ensemble donc j’aimerais bien rafler la mise.

Troisième du circuit l’an passé, deuxième en 2014 et en 2015, vous courrez toujours sous les couleurs de l’écurie Antarès – Horsealot.com avec Gwendolen Fer et avec une nouvelle coéquipière, Julie Simonet. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Oui Julie Simonet va être notre jeune, je suis entouré de femmes et ça me fait très plaisir ! Elle a de multiples performances en jeune, elle remporte régulièrement des épreuves et elle a été hyper performante aux championnats d’Europe. C’est par l’intermédiaire de Michel Asseray que je l’ai connu, je m’étais mis en oeuvre pour essayer d’avoir un(e) coéquipier(e) et il m’a conseillé plusieurs personnes dont Julie. C’est quelqu’un de très intéressant sportivement parlant et qui a l’envie, ça fait plaisir de voir des jeunes motivés, qui se donnent les moyens pour y arriver.

Engagé avec votre cheval Olympique, Entebbe de Hus et également avec Punch de l’Esques. Quel a été l’entrainement cet hiver et depuis les Jeux Olympiques pour Entebbe mais aussi pour Punch de l’Esques ?

Entebbe a eu pas mal de repos car il n’a pas couru depuis les Jeux Olympiques, ensuite nous nous sommes occupés un peu de sa carrière d’étalon. Je pense que cette pause lui a fait beaucoup de bien et qu’il en avait besoin après la montée en puissance des Jeux, toute leur logistique et la compétition en elle-même. J’aime bien car ça m’amuse toujours de les voir évoluer, je monte Entebbe depuis qu’il a 5 ans et j’aime voir les chevaux évoluer dans leur comportement car aujourd’hui il est plus joyeux, plus sûr de lui, il est plus fougueux, plus exigeant avec moi et je trouve ça génial.

Punch lui, a terminé à Pau où il avait très bien couru, il est double sans faute dans le temps. Lui a eu une petite pause car il a recouru à Bordeaux dans le cross Indoor pour remettre son titre en jeu, qu’il a d’ailleurs repris. C’est un cheval qui est facilement prêt physiquement, il a besoin d’un entrainement comme les autres mais il est opérationnel très vite. Après, il a moins de compétences dans un certain niveau, au Dressage par exemple mais il est plus âgé et « plus simple d’utilisation », il a jamais changé, c’est un cheval fougueux, sympathique, malicieux, extrêmement doué.

Entebbe est vraiment le bon élève et Punch est le petit trublion que j’aime particulièrement. D’un coté on a un cheval Hanovrien et d’un autre un Anglo-arabe donc forcement, il y’a des vraies différences. Ils sont tous les deux super, c’est sûr que si j’ai un petit coup de fatigue je vais plus facilement m’asseoir sur Entebbe que Punch car il est très exigeant mais il vous donne toujours tout ce qu’il a. Comme les deux d’ailleurs. C’est ce que je trouve magique dans notre sport, vous avez des animaux qui collaborent à 2000% à partir du moment où vous savez bien les prendre. Ils ont l’envie de bien faire si on leur demande correctement et qu’on leur rend bien tout ce qu’ils donnent.

Quelle est votre programme pour cette année ? 

A court terme il faut que je fasse un 3* avec Entebbe étant donné qu’il n’est plus qualifié à cause de son refus aux Jeux. Je ne sais pas encore lequel, au départ nous nous étions fixés Badminton mais nous avons tellement souffert d’une préparation difficile cet hiver à cause du temps que je ne préfère pas y aller cette année, j’avais peur que le cheval ne soit pas assez entrainé sur le plan physiologique. On va donc plutôt se tourner vers Bramham ou Saumur pour le 3*.

Après il y a toutes les échéances de fin d’année qu’on peut connaitre telles que les championnats d’Europe, les championnats du Monde aux Etats-Unis qui doivent être une belle aventure avec un endroit assez magique et les Jeux Olympiques évidemment de Tokyo. En réalité avant les Jeux, j’avais décidé de diminuer un peu le rythme de ma carrière pour m’attacher davantage à l’enseignement et au Saut d’Obstacles et finalement, cette médaille a relancé mon entourage. C’est avant tout une histoire d’équipe, de personnes, tout seul je suis rien et donc en discutant et avec la motivation de chacun on est repartis. »

Début de la compétition ce vendredi (17 mars) avec l’épreuve de Dressage.

Liste des engagés ici