« Ce n’est pas difficile de dire non à l’Amérique de Trump »

Créé le 17 octobre 2017

Appeler Jerry Riordan, c'est la garantie d'une interview qui décoiffe, surtout quand on lui parle de Twister Bi, son candidat au Prix d'Amérique 2018.

Lauréat de l’International Trot, Twister Bi avait deux options : rester aux USA pour courir la Breeders’s Crown pour laquelle il était invité ou rentrer en Europe et se lancer dans la folie du Prix d’Amérique, lui qui s’est frotté avec beaucoup d’aplomb à Bold Eagle dans le Prix d’Eté où il avait pris une 3e place remarquée derrière Aubrion du Gers et le tenant du titre de l’Amérique.

Décision actée : ce sera l’Amérique… à Vincennes. « Cela a été une décision finalement assez simple à prendre, explique l’entraîneur Jerry Riordan. Ce n’est pas difficile de dire non à l’Amérique de Trump. Evidemment, en tant qu’Américain moi-même, cela aurait été bien mais l’aventure qui s’annonce est tout aussi intéressante ».



Le programme, c’est une arrivée à Grosbois en décembre avec Twister Bi mais pas seulement puisqu’il descendra plusieurs de ses bons chevaux d’âge. « Les jeunes chevaux restent en Suède où ils ont un excellent programme ». Twister va avoir un programme très précis : le prix Ténor de Baune (24 décembre) et, s’il gagne, le Prix d’Amérique. « C’est un cheval qui est bon en tout : il s’adapte quels que soient les distances, saisons, pistes, tailles de piste… Il doit être amené à 100% pour se qualifier car il n’aura pas assez de gains je le crains ». (NDLR : Après sa victoire dans l’International Trot, il devrait avoir plus d’1 million au compteur, plus une majoration en raison de son âge, ce qui lui donne avec confiance une place au départ du Prix d’Amérique)

Et si l’on se projette déjà dans le Prix d’Amérique, Jerry Riordan joue toujours franc jeu : « Il est capable de gagner la Prix d’Amérique avec un bon parcours et en espérant que cela ne sera pas facile pour Bold Eagle. C’est pour ça ue j’ai choisi un driver français pour Twister Bi cet hiver. avec Alexandre Abrivard (qui avait déjà drivé pour lui l’hiver dernier), je mets toutes les chances de mon côté. Pour qu’un driver étranger gagne le Prix d’Amérique, il faut vraiment qu’il ait un cheval au dessus du lot. Alexandre a beaucoup de talent et j’ai préféré lui demander tôt de se réserver pour Twister Bi car bientôt, il sera trop connu et ne voudra plus driver pour moi », ajoute l’entraîneur en riant.