Mardi soir à Vincennes : Fairyland, les rêves sont permis

Créé le 12 septembre 2017

Lors de cette nocturne, la course ouverte aux poulains entiers et hongres de 2 ans, vampirisait l’attention. Le grandissime favori, Fairyland, s'est offert une démonstration publique. Sans même user de son remarquable potentiel.

Avec une seule tentative – certes victorieuse – à son palmarès, il est toujours étonnant de voir un poulain de 2 ans sous la barre de «l’égalité». Encore plus à Vincennes où les entraîneurs, spécialistes des jeunes chevaux, présentent leurs meilleurs éléments. Mais cette théorie vole en éclat lorsqu’un concurrent semble sortir de l’ordinaire. Fairyland fait partie de ces rares exceptions. Pourquoi ? Pour ses débuts en compétition, le 22 août à Pornichet, ce représentant de Jacques Bruneau avait assommé l’opposition en ralliant le poteau d’arrivée en 1’15’2 sur 2100 mètres. Pour générer, dans les jours suivants, de nombreux échos favorables. Au point de susciter beaucoup d’attente autour de cette épreuve sur la cendrée parisienne. Avec raison. Ce mardi soir, le partenaire de Matthieu Abrivard a encore surclassé l’opposition. Disputé sur 2200 mètres, ce rendez-vous s’est soldé par un chrono de 1’16’5. Évidemment, la réduction kilométrique marque les esprits. D’une vision plus globale, Fairyland s’impose avec une aisance assez rare. Et les prémices d’une future assise au sommet de sa promotion…

Son partenaire, Matthieu Abrivard, se laisse même tenter par le jeu des comparaisons…

Le reste de la réunion

Grâce à son chrono canon (1’13’2 – 2850 mètres) du soir, il est impossible de passer sous silence la victoire de Breeder’s Cup. En lice dans le Prix Pictor (R1C3), épreuve réservée aux apprentis sous la selle, cette fille de Roc Meslois égale son record absolu, alors réalisé sur les 2100 mètres (autostart) de la grande piste de Vincennes. C’est dire le niveau de sa performance nocturne en mardi 12 septembre. Au regard de ses dernières sorties, dont ce succès avec l’aide d’Océane Briand, il semblerait également que Breeder’s Cup tend à s’assagir. Une autre bonne nouvelle pour son entourage.

Pierre Belloche, l’entraîneur de Breeder’s Cup, nous dévoile les secrets de cette démonstration…