Propulsion, la grande attraction

Créé le 23 janvier 2017

Absent depuis sa deuxième place dans le Grand Prix de Bretagne, Propulsion ne cesse de faire parler de lui depuis. Entre une préparation mouvementée, un forfait de dernière minute et un entraînement qui a fait le "buzz" sur internet, le champion américain tient le haut de l'affiche à sa manière. Portrait.

Pour décrire Propulsion, son entraîneur Daniel Redén utilise une métaphore plutôt flatteuse : « Usain Bolt et lui ont plusieurs points communs ». Mais cette ressemblance a pris du temps avant d’être à l’ordre du jour. Issu de Muscle Hill, le crack étalon américain, et de Danae, lauréate de l’Hambletonian Oaks 2007, il effectue un début de carrière modeste aux Etats-Unis. Malgré ses origines prestigieuses, Propulsion, un temps nommé Deyrolle, fait ses classes dans des petites catégories. Il passe alors en vente à l’âge de 3 ans.

Vol direct pour la Suède

Contre 250 000 dollars, Daniel Réden s’en porte acquéreur pour la Stall Zet. Un achat compulsif ? Au contraire. Daniel Réden l’avait déjà repéré lorsqu’il était yearling en raison de « sa vitesse, mais aussi de ses allures heurtées ». Exporté en Suède dans la foulée, Propulsion écrase rapidement la concurrence, alignant les succès dont la Finlandia Ajo (Groupe 1 – vidéo). Courant 2016, ce poulain tardif poursuit son ascension au plus haut niveau et décroche les Norrbottens Stora Prix et Hugo Abergs Memorial (Groupes 1).

La France, le début des problèmes

Le 20 novembre dans le Prix de Bretagne (Groupe 2), Propulsion se classe deuxième et obtient son billet qualificatif pour le Prix d’Amérique Opodo (Groupe 1). Une performance qu’il réalise en évoluant longuement nez au vent.


Quelques jours plus tard, le bonheur laisse place à l’inquiétude. Un message sur Twitter annonce que Propulsion, déferré des postérieurs à l’occasion de ses débuts français, a couru avec un abcès au pied.

Attendu dans le Prix de Belgique, en date du 15 janvier, il est déclaré non-partant aux alentours de 9 heures du matin. Dans un article de Kristin Odegard (extrait ci-dessous), l’entourage du champion américain se veut rassurant :  « Propulsion a un postérieur un peu enflé et restera à l’écurie », peut-on lire sur le site internet de Stall Zet. « Il est en très bonne forme mais a un postérieur engorgé à cause de petites atteintes. C’est sûr que ce n’est pas optimal pour le Prix d’Amérique Opodo, mais je ne suis pas inquiet », explique son entraîneur. Loin d’être déstabilisé par ce nouveau contretemps, Daniel Réden se rend à Vincennes, le 20 janvier, pour effectuer un travail public au sulky de Propulsion :


Vingt-quatre heures plus tard, Daniel Redén, fidèle à sa réputation d’entraîneur décontracté, joue les équilibristes à Grosbois. Sur ces images filmées par Paris-Turf, le professionnel suédois aborde sereinement la finale des Epiqe Series….

Ce dimanche, Propulsion disputera le Prix d’Amérique Opodo avec une fraîcheur de huit semaines. Ses partisans diront qu’il s’agit d’un atout supplémentaire pour battre Bold Eagle. Ses opposants s’en serviront pour démystifier sa candidature. Propulsion sera donc au centre de nombreuses discussions. Peut-il gagner ? Faut-il le retenir dans un pronostic ? Sa préparation lui enlève-t-elle toute chance ? Quoi qu’il advienne, Propulsion sera la grande attraction du contingent étranger.


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