Quel est l’état de santé des courses britanniques ?

Créé le 14 novembre 2017

La réunion du 13 novembre de Kempton a donné des sueurs froides aux supporters et aux organisateurs des courses anglaises. Deux courses à 2 partants, une à trois partants. Est-ce vraiment la crise ?

Des lots faméliques au départ des courses d’obstacle en Angleterre. Faut-il s’inquiéter de voir ces courses à 2 ou 3 partants ? Est-ce un phénomène en augmentation ou bien une mauvaise conjonction qui a frappé Kempton le 13 novembre 2017 ? Eléments de réponses avec les chiffres du BHA, équivalent de France Galop en Angleterre.

Déjà, en 2015, un article du Spectator rapportait des paroles du précédent président du BHA, Paul Bittar, affirmant que le nombre de partants par course commençait à baisser de deux chevaux par course par an. Entre 2008 et 2015, un double phénomène a conduit à cela : le nombre de réunions de courses s’est accru de 650 tandis que le nombre de chevaux à l’entraînement baissait en Angleterre de 1600 sur ces mêmes années. Il y a deux ans, l’Association des Propriétaires (The Racehorse Owners Association) déclarait : « Le déclin continue de la taille des pelotons est dommageable pour la popularité des courses ».

Même si les achats de chevaux FR sont importants, ces importations n’arrivent pas à compenser et le résultats, c’est trois courses totalisant 7 partants !

Le nouveau président du BHA, Steve Harman, écrivait dans le rapport 2016 que les mesures prises en 2015 avaient porté leurs fruits en 2016 mais tous les chiffres ne sont pas positifs comme le montrent les tableaux suivants

Un nombre de partants en stagnation

flat = plat, jump = obstacle, runners = partants

Un nombre de courses qui se stabilise enfin

Une moyenne de partants en lente décroissance

De plus de plus de courses à mois de six partants

Conclusion

La crise des courses existe bel et bien en Angleterre et c’est une lente et longue déliquescence que le nouveau bureau du BHA tente d’endiguer. Une responsabilité d’autant plus importante que les courses emploient directement ou indirectement 85.000 personnes, que c’est un marché essentiel au développement rural et international. Leur longue histoire leur permet aussi d’être des guides pour d’autres sports en matière de régulation et de lutte antidopage. La sonnette d’alarme se fait donc entendre depuis longtemps en Angleterre mais à force d’entendre le même son, il devient sourd aux oreilles de la multitude. Il serait dommage qu’un silence soudain, marquant un point de non retour, soit ce qui fera se réveiller – trop tard – les Britanniques.