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Eva Imaz Ceca suspendue !

Deux cas de trop ! France Galop a décidé d'interdire d’engager et de faire courir en France les chevaux d'Eva Imaz Ceca. "L’autorisation de l’entraîneur Eva Imaz Ceca constitue une menace sur la régularité des courses".

Les faits

Voici quelques extraits du Bulletin Officiel des Instances Juridictionnel de France Galop du 27 août.

Sur la question des nouveaux cas positifs

Le poulain Chanterstroke, arrivé 5ème du Prix Prix de Langalerie couru le 19 juillet 2018 sur l’hippodrome de Mont-de-Marsan, et le poulain Aritz, arrivé 6ème du Prix du Ferron couru le 19 juillet 2018 sur l’hippodrome de Mont-de-Marsan.

Vu les rapports préliminaires du vétérinaire de France Galop en charge de l’enquête en date du 24 août 2018 mentionnant notamment que : l’entraîneur Eva Imaz Ceca ne s’explique pas la situation et affirme n’avoir pas administré ou fait administrer du stanozolol aux chevaux qu’elle entraîne.

Les Commissaires de France Galop ont décidé  de prendre une mesure conservatoire d’interdiction de courir dans des courses publiques en France des poulains Chanterstroke et Aritz jusqu’au résultat de l’analyse de contrôle de la seconde partie des prélèvements qui, s’ils s’avéraient positifs, reconduirait la présente mesure jusqu’au prononcé d’une décision des Commissaires de France Galop sur le fond.

Les services vétérinaires de France Galop, et son directeur le docteur Paul-Marie Gadot, ont tranmis les informations suivantes : "la Fédération Nationale des Courses Hippiques qui est en charge de la transmission des prélèvements aux laboratoires désignés par les entraîneurs a été informée de la désignation lundi 27 août. Elle a contacté le laboratoire désigné pour savoir s’il accepte d’effectuer les analyses. Dès que le laboratoire désigné aura répondu et si la réponse est l’acceptation des analyses, les échantillons lui seront adressés. En cas de refus du laboratoire désigné d’effectuer l’analyse, l’entraîneur sera contacté et sollicité pour désigner un autre laboratoire. Le délai d’analyse est fonction de la charge de travail des laboratoires désignés et va de quelques jours à 3 semaines".

A savoir que le stanazolol, la substance concernée dans cette affaire, est un puissant  stéroïde anabolisant.

Un élargissement de la sanction

France Galop fait valoir que les dispositions de l’article 39 du même Code prévoient notamment que les Commissaires de France Galop peuvent également suspendre ou retirer les équivalences des autorisations délivrées à l’étranger pour toutes les courses publiques régies par le présent Code.

Les commissaires de France Galop ont décidé "de suspendre l’équivalence de l’autorisation d’entraîner délivrée par le Jockey Club Espagnol de madame Eva Imaz Ceca et de lui interdire d’engager et de faire courir tout cheval dans une course publique en France jusqu’au résultat de l’analyse de la seconde partie des prélèvements, dans l’hypothèse où les résultats d’analyse de la seconde partie du prélèvement du poulain Chanterstroke et du poulain Aritz seraient négatifs, à la prise d’effet d’une décision des instances disciplinaires de France Galop sur le fond dans le cas contraire, sans que la durée de la présente mesure ne puisse dépasser six mois".

La prochaine date clef pour Eva Imaz Ceca sera donc le retour de l'échantillon B de ses pensionnaires : s'ils sont négatifs, elle peut récupérer sa licence, dans le cas contraire, la sanction de suspension de 6 mois sera confirmée. 

Une décision forte

Le service juridique de France Galop confirme qu'une telle décision est rare envers un entraîneur étranger puisqu'aucun cas de ce genre n'a été relévé au cours des quinze dernières années. La phrase la plus forte du Bulletin officiel est certainement la suivante : "le maintien de l’équivalence de l’autorisation de l’entraîneur Eva Imaz Ceca constitue une menace sur la régularité des courses".

Eva Imaz Ceca a repris l'entrainement de sa soeur Ana, elle-même suspendue pour des cas positifs sur ses pensionnaires en Espagne où elle est sous le coup de 2 ans d'interdiction d'entrainer. Eva Imaz-Ceca, qui était le vétérinaire de l'écurie, a pris sa licence mais s'est rapidement retrouvée elle aussi dans la tourmente.

Au mois de mai ce cette année, les entraineurs du sud-ouest avaient même voulu interdire aux chevaux de l'espagnole de prendre part à la réunion du 10 mai à Tarbes.

Lire l'article "Les soeurs Imaz-Ceca déchainent les passions".

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