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L'Edito de Christophe Soumillon : "On est légitimement en droit d’aller au Prix Maurice de Gheest avec des ambitions"

Comme chaque semaine, le crack-jockey belge Christophe Soumillon nous livre son édito. Au départ du Prix Maurice de Gheest (Gr. 1), ce dimanche, notre consultant évoque les chances de Perfect Power dans ce groupe 1.

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Lors de la première très grosse réunion du meeting estival de Deauville, malheureusement, nous avons pu constater la supériorité des concurrents Britanniques sur les Français. Les quatre premiers groupes ont été enlevés par les visiteurs, et il n’est pas certain que la donne change par la suite, même si nous l’espérons. Les engagés du Prix Morny prouvent d’ailleurs que les anglais et irlandais ont pris un ascendant sur les tricolores puisque parmi les 24 « deux ans » inscrits, 20 sont tout de même entraînés de l’autre côté de la Manche. Allons-nous avoir un groupe I concouru à Deauville sans un cheval mis au point sur le sol français ? Ce n’est franchement pas une impossibilité… Pour espérer conserver ma couronne dans ce Prix Morny, il faudra donc probablement monter pour les Britanniques, ce qui devrait être mon cas.

Avant le Prix Morny, ce dimanche 7 août, je vais participer au Prix Maurice de Gheest. Cela fait une éternité que je n’ai plus gagné ce groupe I que j’ai eu la chance d’enlever à deux reprises durant ma carrière. Mon premier sacre remonte à 2003, avec la géniale Porlezza. Je me souviens de ce succès obtenu avec la pensionnaire d’Yves de Nicolay, qui choisissait bien son jour puisqu’elle ne gagnera qu’un seul groupe I tout au long de sa carrière. L’année suivante, j’échouais de peu avec Whipper, qui n’était autre que le tenant du titre du Prix Morny. Il me faudra attendre un an supplémentaire et 2005 pour m’imposer une seconde fois dans le « Maurice de Gheest », avec ce même Whipper, entraîné lui par Robert Collet. Battu d’une encolure l’année précédente, je m’imposais cette fois avec une demi-longueur d’avance sur Goodricke. J’aime noter que mes deux victoires dans ce groupe I ont été obtenues devant un jockey pour lequel j’éprouve une grande admiration, en l’occurrence un certain Olivier Peslier

Perfect Power lors de sa victoire dans le Prix Morny 2021

Après dix-sept années de disette (jour pour jour puisque mon dernier sacre remonte au 7 août 2005), vais-je avoir la chance de renouer avec la victoire lors de ce long sprint de 1300 mètres ? A l’heure où j’écris ces lignes, ma seule certitude concerne le nom de ma monture. Perfect Power, qui m’a permis d’enlever le Prix Morny 2021, ainsi que deux autres« G1 » sur les terres de la Reine d’Angleterre, sera mon partenaire. Pour l’instant, nous ne disposons pas de notre numéro dans les stalles de départ mais savons que quatorze compétiteurs sont annoncés et qu’il devrait donc y avoir une terrible bagarre en tête de course. Cela devrait nous arranger puisque Perfect Power aime les courses qui bardent et dispose d’un rush final sortant de l’ordinaire. Les chevaux âgés de trois ans ayant prouvé qu’il était possible de battre les vieux (4 victoires sur les dix dernières éditions), on est légitimement en droit d’y aller avec des ambitions et souhaitons sincèrement ajouter un nouveau groupe I à notre palmarès.

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