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L'édito de Christophe Soumillon : Prix Jacques le Marois "Erevann laisse rêveur"

Considéré comme le mile le plus prestigieux d'Europe, ce Groupe I se dispute ce dimanche à Deauville. Christophe Soumillon se mettra en selle sur l'invaincu Erevann, il fait pour nous le papier de la course et se remémore ses victoires.

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Le meeting estival de Deauville à peine commencé, voici déjà l’heure d’évoquer ensemble le Prix Jacques le Marois. Troisième des cinq G.1 du meeting, ce rendez-vous est le rendez-vous incontournable du festival deauvillais. Cette année, j’enfilerai la casaque de Son Altesse Aga Khan puisque Erevann sera mon partenaire. Très plaisant lors de sa victoire pour ses débuts en fin d’année dernière, il n’a pour l’instant pas manqué son premier semestre puisqu’il a conservé son invincibilité. L’autre jour, pour son premier essai au niveau groupe III, il m’a laissé une très belle impression en dominant Tribalist de haute lutte. Vainqueur de ses trois premiers combats, ce fils de Dubawi et Ervedya laisse rêveur, même si l’adversité sera bien plus forte pour sa première tentative à ce niveau…

Pour son coup d’essai en ligne droite, toujours sur le « mile », il fera face à sept compétiteurs étrangers de très grande qualité, sans oublier son compagnon de boxes, Djo Français, qui représentera lui aussi la maison Jean-Claude Rouget avec quelques ambitions. Comme Erevann, quelques trois ans britanniques tentent le coup. Corobeus, autre fils de Dubawi venant de remporter les « St James Palace Stakes », est un client, tout comme Inspiral, qui va tenter de prendre sa revanche sur Prosperous Voyage. Chez les vieux, entre le japonais Bathrat Leon, qui se déplace avec d’énormes ambitions, Order of Australia, troisième de groupe I l’an dernier, ou encore State of Rest, qui vient d’enlever les « Prince of Wales Stakes », le choix ne sera franchement pas simple. En résumé, l’édition 2022 s’annonce extrêmement ouverte, mais terriblement passionnante pour les amoureux des courses que nous sommes.

Par le passé, ce Prix Jacques le Marois m’a d’ailleurs plutôt souri. En 2004, avec Whipper, j’enlevais pour la première fois ce groupe I normand et signais une nouvelle victoire prestigieuse avec ce pensionnaire de la famille Collet. Six ans plus tard, aux commandes de Makfi, on réalisait l’exploit de faire tomber l’immense championne Goldikova. Gagner ce groupe I pour la casaque de Mathieu Offenstadt restera comme un souvenir inoubliable. Deux ans plus tard, en 2012, j’ai préféré m’abstenir plutôt que de monter un outsider. Bien m’en a pris puisque Ryan Moore tombait en début de réunion dans le Prix François Boutin. Aidan O’Brien faisait alors appel à mes services pour être associé au favori de l’épreuve, Excelebration. Evidemment, j’acceptais, et quelques instants plus tard, nous gagnerons finalement ce groupe I avec beaucoup de facilité. Comme quoi, le malheur des uns fait parfois le bonheur des autres…

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