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Olivier Peslier «  Quand tu montes les internationaux de Hong Kong, c’est que tu as réussi ta saison »

Témoignage - Il est avec Gérald Mossé le jockey français le plus primé des internationaux de Hong Kong. 7 victoires, dont une dans la Cup. Vision d’Etat étant d'ailleurs le dernier pur-sang tricolore au palmarès de ce groupe 1.

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Établir une liste exhaustive de tous ses succès acquis à l’étranger, c’est courir le risque d’en oublier certains. Référence dans les pelotons, vedette du turf européen, adulé au Japon, sillonnant les airs l'hiver en direction des émirats, Olivier Peslier a accroché deux Hong Kong Mile, quatre Hong Kong Vase et une Hong Kong Cup à son tableau de chasse. Ce qui fait de lui le français le plus titré, avec Gérald Mossé, du meeting international organisé dans l’ancienne colonie britannique. Sans monte cette année, c’est depuis son lieu de vacance que « Magic Peslier » évoque ce que représente ce dernier temps fort de l’année hippique.

Si tu es là-bas c’est que tu as fait une bonne année et que tu as le cheval qui peut prétendre y participer.

« Comme pour tous les grands meetings, Ascot, l'Arc, les Breeders… les meilleurs effectuent le déplacement. Sa situation sur le calendrier lui réserve une place à part. En fin d’année c’est la dernière occasion qu’il nous est donné de nous retrouver dans une grande compétition internationale. D’un autre côté quand tu montes à Hong Kong c’est que tu as réussi ta saison. En effet, tous ne peuvent y prétendre et la sélection s’opère sur invitations. Si tu es là-bas c’est que tu as fait une bonne année et que tu as le cheval qui peut prétendre y participer. »

8 mois après la Hong Kong Cup, Olivier Peslier remporte à Deauville avec Vision d'Etat le Prix Gontaut-Biron sponsorisé par...        le Hong Kong Jockey Club représenté par son président Winfried Engelbert Bresges, au centre.

Depuis Vision d’Etat en 2009, aucun cheval entraîné dans l’hexagone n’a rapporté la HK Cup à la maison. Il faut dire que les tricolores sont plus facilement enclins à courir le Vase ou le Mile. Plus généralement quelles sont les qualités qu’un cheval doit posséder pour briller à Sha Tin ?

Il est important de monter un cheval maniable capable de placer une belle accélération. On peut y appliquer toutes les tactiques.

« C’est un très beau champ de courses, qui dispose d’une piste toujours rapide. Il faut donc avoir de la vitesse. Il est important de monter un cheval maniable capable de placer une belle accélération. On peut y appliquer toutes les tactiques. J’ai gagné en venant de dernière avec Hat Trick (HK Mile 2005) avec le 16 à la corde ! Avec Borgia (HK Vase 1999) j’étais juste là. De bout en bout avec Docksider (HK Mile 1999). J’ai vraiment gagné de toutes les manières. Finalement il ne manque qu’une victoire dans le Sprint, mais c’est un créneau sur lequel les Français ne sont pas les plus compétitifs. »

Quelles sont justement les meilleurs moments, les anecdotes qui vous viennent à l’esprit au sujet de ces internationaux ?

« Doctor Dino ! Il a gagné deux fois là-bas. Il a gagné deux années consécutives (HK Mile 2007 - 2008). C’était un cheval qui était dur, il a gagné aux Etats-Unis. Il a fait des choses extraordinaires et se révèle être un grand étalon. Avec Borgia j’ai vécu un bon moment. L’histoire amusante est celle vécue avec Docksider. Un matin à la piste je vois passer un cavalier qui était à bout de jambes sur ses étriers et qui tenait deux cravaches, une de chaque côté. Quand j’ai vu cela passer devant moi je n’ai pas pu m’empêcher de demander qui était ce type… quelqu’un m’a alors répondu mais c’est ton cheval ! »

Olivier Peslier et Doctor Dino, deux globetrotteurs ici à Dubaï 

Avec les entraînements le matin suivis d’un petit-déjeuner en bords de piste, le championnat international des jockeys le mercredi et les soirées qui sont organisées par le Hong Kong Jockey Club, au-delà de la dimension sportive, ce séjour ressemblerait presque à des vacances. Ce meeting est il une référence pour vous ?

« Le Hong Kong Jockey Club s’occupe de tout et cible leurs invitations, ce qui fait qu’il y a de bons chevaux aussi. Un plateau relevé, une météo clémente. On quitte la France sous 3 degrés et là-bas il fait 24, et c’est vrai que l’on y est super bien accueilli. Le matin on peut suivre les entraînements des chevaux, tout en dégustant un breakfast avec les représentants de toutes les équipes. L’écran géant fonctionne et nous permet de ne rien rater. Tout est très bien organisé, de notre arrivée à l’aéroport jusqu’à notre départ. Ils savent recevoir et possèdent une grande expérience, leur organisation est vraiment top .»

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