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Bertrand Le Beller : « Désormais, c’est mon frère Tony qui drivera Diable de Vauvert »

Dixième dans la Q1 et disqualifié dans la Q2, Diable de Vauvert tentera une nouvelle fois de se qualifier directement pour le Prix d’Amérique Legend Race, cette fois-ci avec Tony Le Beller à son sulky.

Equidia : Tout d’abord, comment expliquez-vous les performances de Diable de Vauvert dans la Q1 et la Q2 ?

Bertrand Le Beller : "Pour moi, ce ne sont pas des contre-performances. Effectivement, le résultat n’est pas là. Il ne faut pas oublier que les années précédentes, ça marchait entre 1’12’’5 et 1’13’’0. Là, cette année, ça a marché 1’11’’5. Alors oui, Diable de Vauvert est dixième avec un chrono de 1’11’’9. C’est insuffisant mais on n’était pas loin de son meilleur niveau donc c’est essentiellement dû à une concurrence très élevée."

Comment est le cheval à l’approche de ce Prix de Belgique ?

"Diable de Vauvert est un petit peu plus prêt que les deux dernières fois. Bon après, les deux dernières fois, c’était deux lots très rapides. Le cheval n’était pas loin de son meilleur niveau puisqu’il marche 1’11’’9 et sur le dernier parcours il avait marché 1’11’’7 au mieux. Il faut que l’on arrive à améliorer le cheval un petit peu. C’est ce que nous avons essayé de faire pendant ce mois-ci en l’affutant un petit peu plus. Il est amené dans de bonnes conditions. Il est probable que ce lot soit moins offensif que la Q1 et la Q2, enfin je l’espère. Bon, il y a un changement de pilote puisque Gabi (Gelormini) s’est dirigé vers autre chose. Désormais, c’est mon frère Tony qui drivera Diable de Vauvert pour la suite de sa carrière."

Justement, est-ce que ce changement de driver modifie vos plans dans la préparation de Diable de Vauvert ?

"Non, pas tellement parce que le cheval, il faut vraiment le courir caché. Il faut partir, essayer de se placer et essayer d’être attentiste en espérant que ça déroule pour qu’il puisse placer sa pointe de vitesse qu’on lui connaît. Tony, c’est dans ses cordes. Courir caché, il sait bien faire, il a une certaine expérience dans ce type de courses. Il a déjà mené Diable de Vauvert mais il y a longtemps. Je ne vais absolument rien changer dans mes plans malgré le changement de driver."

Donc Tony sera aux commandes de Diable de Vauvert dès ce dimanche ?

"Exactement. Le but est qu’il se le mette dans les mains en espérant qu’il se qualifie au meilleur des cas. On pourra peut-être aussi être qualifié par les gains. En tout cas, il ne manquera pas grand-chose mais rien n’est fait. Si on ne se qualifie pas, on courra autre chose. Le grand objectif pour Diable de Vauvert, c’est le Prix de Paris. On le sait, c’est un marathonien ce cheval-là. Il était second l’année dernière (ndlr : derrière Étonnant). On va essayer de l’amener au mieux pour cette course-là."

Pour revenir au Prix de Belgique de ce week-end, comment s’est passé sa préparation depuis sa dernière sortie le 12 décembre dernier ?

"Très bien, le cheval a répondu à mes attentes. On a musclé un petit peu par rapport à ce que l’on faisait d’habitude. Il a l’air d’avoir encaissé physiquement. On l’amène plus affûté et j’espère que ça sera suffisant. On croise les doigts et on espère être dans les trois premiers pour être certain de courir le Prix d’Amérique. C’est toujours une belle aventure de courir cette course-là."

Quel est son programme jusqu’à dimanche ?

"Là, il a fait un bon gros boulot dimanche dernier à une semaine de la course. Il va faire encore quelques joggings et des petits 500 mètres assez toniques pour l’amener avec de l’énergie et de l’envie sur ce Prix de Belgique."

 

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