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François Lagadeuc : "J'y vais sereinement"

Propulsé au sulky d'Hohneck cet hiver, François Lagadeuc a décroché son premier groupe I. A 28 ans, il sera associé à l'un des favoris du Prix d'Amérique Legend Race.

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Vous serez associé à Hohneck dimanche dans le Prix d'Amérique. Après avoir remporté le Critérium Continental (Prix d'Amérique Races ZEturf Q#3), il vient de s'adjuger très facilement le Prix de Croix. Qu'avez-vous ressenti ?
Cet hiver, le cheval ne fait que progresser et m'a impressionné en dernier lieu. Il était encore plus fort, beaucoup moins froid. Il a gagné en maturité. Je n'ai pas eu besoin d'artifice. Sans minimiser l'opposition ce jour-là, il a fait un "travail public". C'est bon pour le moral avant le grand rendez-vous. Peu de chevaux ont un tel coup de reins. A son sulky, le changement de vitesse il est terrible.

Et il aura à jamais une place particulière...
C'est sûr que c'est un cheval qui me marquera. C'est un champion, et je suis me retrouvé à son sulky un peu par hasard cet hiver. Il m'a offert mon premier groupe I dans le Critérium Continental. Je m'en souviendrai toute ma vie.

Dimanche, Hohneck faisait déjà partie des chevaux en vue et le forfait de Face Time Bourbon est arrivé. Que cela vous inspire-t-il ?
Ce sera une autre course sans Face Time Bourbon, mais j'avais déjà une bonne chance à la base. Même si le rêve est permis, il ne faut pas s'enflammer. Il y a d'autres clients à surveiller. Je suis sûr de mon partenaire, il peut rivaliser avec les "vieux". Pour gagner un Prix d'Amérique, il faut aussi la bonne course avec une part de chance. J'y vais sereinement, car j'ai un cheval qui met en confiance.

Il s'agira de votre troisième participation. Que retenez-vous des précédentes ?
C'est vraiment une course à part, mais une fois que l'on est dans la course il faut rester calme. Je n'ai pas encore eu de premières chances jusqu'à présent (N.D.L.R. : non placé avec Valko Jénilat en 2019 et disqualifié avec Looking Superb l'an passé). J'ai eu le temps de ressentir des choses. Je l'ai couru deux fois sans de véritables ambitions et dans un sens c'est assez positif. Je pense que j'ai pu acquérir un peu d'expérience pour appréhender l'événement.

Votre arrière-grand-père (Maurice Cornière) a gagné le Prix d'Amérique 1985 en tant que propriétaire. C'est une course un peu inscrite dans vos gènes...
Je n'étais pas né, mais j'ai vu les cassettes. Ma famille a eu la chance de toucher un champion comme Lutin d'Isigny. Cette édition du Prix d'Amérique, je l'ai vue beaucoup de fois, je connais la course par coeur !

A titre personnel, quels sont vos premiers souvenirs de Prix d'Amérique ?
Ils remontent à Moni Maker. Jeune, quand je regardais la course chaque année, cela donnait des frissons.

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