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Gérard Patin : "Flamme du Goutier aurait dû être poulinière à 5 ans"

Portrait - Passionné, vouant sa vie aux chevaux de courses, Gérard Patin est le premier à avoir veillé sur Flamme du Goutier. Homme de confiance de Jean Cottin, il est l’ange gardien du haras qui a vu naître la favorite du Prix de Cornulier.

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Ceux qui n’hésitent pas à fréquenter les hippodromes de sous-préfecture ont déjà croisé sa silhouette en Normandie, dans l’Orne particulièrement, au Pin-au-Haras notamment. Dévoué à la cause hippique, bénévole, commissaire dans plusieurs sociétés de courses, Gérard Patin avait le physique pour être jockey. Son grand coeur lui a fait prendre une autre voie, toujours au service de ceux qu’il aime, les chevaux. « quand on aime ont ne compte pas », une expression qui a du sens et qui s’applique à celui qui fût au service de Jean-Luc Lagardère. Le capitaine d’industrie, propriétaire éleveur de champions, président de France Galop, lui avait accordé sa confiance à l’élevage. Un talent, une science que Jean Cottin a su recruter quand la célèbre casaque grise toque rose a cessé ses activités.

Au sein du haras privé de Jean Cottin, qui a aussi fait naitre des champions galopeurs, Thélème est né sur les terres des Bissons, Gérard Patin a vu Idole de Tugeras rejoindre la jumenterie. Cette dernière allait donner naissance à Utopie du Goutier, future mère de Flamme du Goutier.

Aussi attentif au bien être et au suivi des chevaux qui viennent de naître, que ceux qui plus tard sont à l’entraînement, Gérard Patin vit tout intensément, et note tout avec précision. Ses archives sont précieuses, mais pas autant que sa mémoire qui ne lui fait pas défaut. Dans le cas de la championne entrainée par Thierry Duvaldestin, il nous apprend que sa carrière aurait dû s’arrêter au printemps de ses 5 ans, avec un peu plus de 70.000 euros de gains. Aujourd’hui Flamme du Goutier est millionnaire et va défendre son titre dans le Prix de Cornulier. Une belle histoire mise en lumière dans ce reportage réalisé ce jeudi par Clelia Moncorgé.

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