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Jacques Ortet tourne la page : "Je ne vais pas cracher dans la soupe, j’ai passé de très bons moments..."

Samedi 26 novembre à Mont-de-Marsan, le professionnel aux plus de 3 500 gagnants a sellé son dernier partant. L'entraîneur Roi de Pau avait fait du meeting local un objectif tout en réalisant des coups d'éclats à Auteuil, Enghien et même en Italie.

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"Pourquoi arrêtez-vous maintenant ?

Là, j’en ai marre. La passion en a pris un coup et il est l’heure d’arrêter d’entraîner. Je ne vais pas cracher dans la soupe, j’ai passé de très bons moments dans ma carrière et si c’était à refaire, je le referai sans hésitation.

Quels sont vos projets ?

Je vais rester en France et à Pau jusqu’à janvier. Après je pars au Maroc et je vais peut-être manager une écurie de courses.

Votre cheval de cœur ?

Le cœur Or Jack, inévitablement.

Lequel était le plus fougueux Christophe Pieux ou Or Jack ?

Ils étaient pas mal tous les deux mais franchement s’il n’y avait que ça à gérer dans le métier cela serait facile (sourires).

Retenez-vous une course en particulier ?

Franchement, c’est assez compliqué d’en retenir une car plein de courses m’ont marqué mais la deuxième place d’Or Jack dans le Grand Steeple m’a terriblement chagriné à chaud ; mais à froid, c’était bien quand même.

Votre casaque sera toujours présente chez Arnaud Chaillé-Chaillé, pourquoi lui ?

Déjà, nous nous connaissons bien, nous sommes amis et aussi parce qu’il est dans le même état d’esprit que le mien, à savoir qu’il fait son boulot sans s’occuper des autres."

Une carrière longue et riche

Une méthode qui fait recette

Entraineur redoutable de chevaux redoutés, Jacques Ortet a surfé à plein les caractéristiques de l’hippodrome de Pau. Avec sa courte ligne droite les « Ortet » qui sautent « dans l’action » se positionnent en tête et les chevaux durs vont souvent au bout de leur chevauchée. Ajoutez à cela, l’atout Christophe Pieux et vous réunissez tous les ingrédients du succès. Même si Pieux délaisse Pau pour Chantilly au début des années 2000, le pilote reste à jamais celui de l’entraineur Jacques Ortet. Pieux ne serait jamais devenu Pieux sans Ortet et Ortet n’aurait jamais pu remporter autant de succès (en Françe où à l'étranger) sans ce jockey fougueux, indestructible et d’une longévité à toute épreuve.

Pau son royaume mais pas que...

En quarante ans de carrière, Jacques Ortet a réalisé l’exploit de signer plus de 3 000 victoires en triomphant dans des courses de Groupes I en Italie (Merano et Milan) et à Auteuil bien entendu notamment dans le Grand Steeple 2005 avec Sleeping Jack. Pau restera son terrain de chasse privilégié, déjà parce que l’écurie Ortet y compte le tiers de ses victoires avec : 14 Grand Prix de Pau (Grand Steeple) 18 Prix Antoine de Palaminy, 10 fois la Grande Course de Haies, 9 Prix Camille Duboscq et 1 Grand Cross local.

 

A l’échelon national, après avoir terminé troisième en 1987 Jacques Ortet devient en 1988 le premier entraîneur de province numéro 1 en France au nombre de victoires avec plus de sept millions de gains en précédant Jean-Paul Gallorini et Gérard Margogne. Auteuil et Pau sont les deux champs de courses préférés de l’entraîneur palois qui totalise 3627 gagnants en France, dont 60 en plat, auquel il ya lieu de rajouter à l’étranger notamment sept Grand Steeple de Milan et quatre fois le Grand Steeple de Mérano.
En 1996, son écurie triomphe dans quatre des cinq classiques palois du meeting d’hiver à savoir le Grand Prix avec son cheval de cœur Or Jack, la Grande Course de Haies grâce à Wacio et aussi les Prix Antoine de Palaminy et Camille Duboscq tous associés au jockey Christophe Pieux, quinze fois cravache d’or. En 1997, Ortet écrase le meeting et enlève avec Line Lawyer (C. Pieux) parée de la fidèle casaque de Jacqueline Vuillard le seul joyau manquant à son palmarès, le Grand Cross de Pau. En 2011 il réussit l’exploit de réaliser le trio du Grand Prix de Pau avec Berryville (J. Plouganou) devant Quick Fire et Alarm Call.

 

Or Jack «La deuxième place d’Or Jack m’a terriblement chagriné au chaud mais à froid, c’était bien quand même.»

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