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Prix de Croix : Hohneck, c'est lui le patron

A quinze jours du Prix d'Amérique, le pensionnaire de Philippe Allaire s'est imposé facilement, confirmant sa prise de pouvoir dans le Critérium Continental. Tous les feux sont au vert avant le grand rendez-vous.

Le Prix d'Amérique passe aussi par le Prix de Croix. A quinze jours de la grande course, Hohneck a remporté facilement ce groupe II. Après avoir un temps envisagé faire l'impasse sur cette épreuve, Philippe Allaire s'est ravisé. Il fallait performer au présent, tout en pensant à l'avenir. Ce qu'a parfaitement su faire François Lagadeuc, aux commandes du vainqueur du Critérium Continental. Dans une course piège, le pilote normand a fait preuve de sang-froid. Son partenaire a fait le reste...

La course

La réaction

Une course par à-coups

Une drôle de course. Le chrono de 1'13''6 (2.850 mètres - GP) est dans la norme, sans approcher le record. Le rythme fut, par contre, sinusoïdal. Les pilotes en épaisseur ne voulant pas rester en épaisseur, il y eut plusieurs banderilles. Harvest de Bulière dégaine, mais Alexandre Abrivard (Hokkaido Jiel) ne le jugeant pas comme un bon dos, l'a contré. Piégé depuis les tribunes, et n'ayant pas réussi à se planquer au moment de cette accélération, Hastronaute en remet une couche, avec de couper les gaz. En deux cents mètres, on passe du pied de 1'08'' à 1'18''1, avant de ralentir encore l'allure pour flirter avec les 1'20''. A ce moment, François Lagadeuc, patient jusque-là, vient prendre les commandes. Il ne faut prendre aucun risque. La suite sera une formalité.

La performance d'Hohneck

Vainqueur du Critérium Continental, le fils de Royal Dream est train de franchir encore les paliers. C'est tout du moins l'impression visuelle laissée en piste. Sa victoire dans le groupe I, fin décembre, fut acquise en costaud, après un parcours le nez au vent. Samedi, il a surclassé l'opposition. Après un parcours éxécrable, Hooker Berry, longuement fautif dans la descente (il a tapé dans le sulky d'Hirondelle Sibey) finira très bon deuxième. La facilité affichée par le vainqueur donne un peu moins de regret.

Hohneck était au-dessus de la mêlée. Sans oeillères et oreilles bouchées (il était déferré des postérieurs et plaqué des antérieurs), il a le fait le job. Une victoire aisée, sans puiser dans ses réserves. Après la première moitié irrégulière, c'est donc lui qui a pris la direction des opérations. Il bouclera le dernier kilomètre le 1'11''6 et les derniers cinq cents mètres en 1'10''1. Surtout, dans la ligne droite, il atteint 1'05''9 en pointe.

Un changement de vitesse impressionnant. Une arme indispensable dans un Prix d'Amérique. Mais il en a beaucoup d'autres dans sa panoplie. Ses adversaires sont prévenus...


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